Girouette et balancier…

Jack Welch, l’ex patron charismatique de General Electric dans les années 90, inventeur et développeur de la trithérapie « création de valeur pour l’actionnaire + pression sur la rentabilité à très court terme (trimestrielle) + réduction massive des coûts », vient de déclarer dans une interview au Financial Times :

« (…) shareholder value is the dumbest idea in the world. Shareholder value is a result, not a strategy… your main constituencies are your employees, your customers and your products.”

“The idea that shareholder value is a strategy is insane. It is the product of your combined efforts - from the management to the employees”.

Ce qui est bien dans la période que nous traversons c’est qu’elle se prête à la nuance et à l’équilibre…

Comme disait le regretté Edgar Faure, « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ».

Jack Welch, dont on sait les résultats à la tête de GE, poursuit d’ailleurs avec la même profondeur d’introspection en reconnaissant « ”It was an easier time to be a CEO in the 1990s, the wind was on our backs. Up until 2007, this was easy. Now, it is really difficult.”…

Répondant ainsi à une remarque aimable de son successeur à la tête du groupe, Jeff Immelt, qui venait de déclarer : “Anybody could run a business in the 1990s. A dog could have run a business”.

Combien de best sellers, références absolues et incontournables de la petite bibliothèque managériale des années 90 et 2000, ont-il ainsi été écrits ou inspirés par un chien ?

Le problème du balancier, c’est qu’il finit toujours par revenir…

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